« Oui, mais moi… » : contrainte ou excuse pour changer ses habitudes
Sep 21, 2026

    « OUI, MAIS MOI… » : VOULOIR UN RÉSULTAT SANS VOULOIR CHANGER SES HABITUDES ?

    Entre manque de temps, enfants, travail, budget, alimentation ou entraînement, les « Oui, mais moi… » reviennent souvent lorsqu’il est question de changer son physique. Certaines contraintes sont réelles. Mais dans une grande majorité des cas, sont-elles réellement incompatibles avec l’objectif… ou servent-elles surtout à justifier pourquoi rien ne devrait changer ?

    Oui mais moi excuses contraintes changement habitudes objectif transformation physique

    « Oui, mais moi, je n’ai pas le temps. »

    « Oui, mais moi, j’ai des enfants. »

    « Oui, mais moi, je ne me vois pas aller X fois à la salle par semaine. »

    « Oui, mais moi, je ne me vois pas manger X fois par jour. »

    « Oui, mais moi, je ne veux pas arrêter de sortir ou ne plus avoir de vie sociale. »

    « Oui, mais moi, avec mon travail et mes horaires, ce n’est pas possible. »

    « Oui, mais moi, je n’ai pas le budget. »

    « Oui, mais moi, je sais déjà ce qu’il faut faire. »

    « Oui, mais moi, je n’ai pas besoin d’accompagnement. »

    Et parfois, après avoir trouvé une objection à pratiquement chaque solution :

    « Oui, mais moi, je n’ai pas envie. »

    Ces phrases, je les entends régulièrement depuis des années.

    Lors de mes échanges avec des personnes qui envisagent un accompagnement, avec mes propres clients, dans les réponses qu’eux-mêmes peuvent entendre autour d’eux, ou tout simplement au cours de discussions avec des personnes qui parlent de leur physique, de leur alimentation ou de leur entraînement.

    Bien sûr, derrière certains « Oui, mais moi… », il existe de véritables contraintes. Un emploi du temps compliqué, des enfants, un travail de nuit, des difficultés financières ou certaines situations personnelles doivent réellement être pris en compte.

    Mais la vérité, c’est que dans une grande majorité des cas, ce sont surtout des excuses.

    Pas nécessairement parce que la difficulté évoquée n’existe pas, mais parce qu’elle devient immédiatement une raison de conclure que quelque chose n’est pas possible, avant même d’avoir cherché comment l’adapter.

    Et parfois, l’excuse arrive encore plus tôt : on refuse déjà un nombre de repas, une fréquence d’entraînement, certaines contraintes alimentaires ou une organisation… alors que personne n’a encore dit que cela serait nécessaire.

    C’est là que le « Oui, mais moi… » devient intéressant.

    Parce que derrière toutes ces réponses se cache souvent une question beaucoup plus simple :

    Qu’est-ce que vous voulez réellement ?

    Si votre physique actuel ne vous convient pas et que vous souhaitez obtenir un résultat différent, quelque chose devra nécessairement changer.

    Pas forcément tout.

    Pas forcément de manière extrême.

    Et certainement pas en appliquant exactement les mêmes contraintes à tout le monde.

    Mais on ne peut pas vouloir transformer son physique tout en posant comme condition de départ de ne rien modifier à son alimentation, son entraînement, son organisation ou ses habitudes.

    À un moment, il faut savoir ce que l’on veut vraiment.

    Avant de dire « Oui, mais moi… », savez-vous seulement ce qui va vous être demandé ?

    C’est le premier paradoxe.

    Certaines personnes expliquent déjà tout ce qu’elles ne pourront pas faire alors qu’aucune stratégie ne leur a encore été proposée.

    « Je ne me vois pas manger X fois par jour. »

    « Je ne peux pas aller X fois à la salle chaque semaine. »

    « Je ne veux pas devoir arrêter les restaurants ou ma vie sociale. »

    Très bien.

    Mais qui a dit que c’est ce qui allait vous être demandé ?

    C’est justement tout le principe d’un accompagnement individualisé : le nombre de repas, la fréquence d’entraînement, l’organisation alimentaire ou encore la flexibilité accordée ne sont pas décidés à l’avance de manière identique pour tout le monde.

    Ils dépendent de la personne, de sa situation, de son point de départ et surtout du résultat recherché.

    Une personne souhaitant perdre quelques kilos n’a pas les mêmes exigences qu’une personne voulant développer fortement certaines zones musculaires.

    Et aucune des 2 ne se trouve dans la même situation qu’une athlète préparant une compétition.

    Les contraintes doivent être proportionnelles à ce que vous demandez.

    Il n’y a aucun intérêt à imposer davantage de séances, davantage de prises alimentaires ou davantage de restrictions lorsque cela n’apporte rien au résultat recherché.

    Mais l’inverse est également vrai.

    Si ce que vous demandez nécessite réellement un certain niveau d’investissement, on ne peut pas supprimer progressivement tout ce qu’il exige et continuer à attendre exactement le même résultat.

    « Oui, mais moi, je n’ai pas le temps »

    Le manque de temps existe.

    Certaines personnes travaillent énormément, ont des horaires compliqués, des enfants, des déplacements ou de nombreuses responsabilités.

    Il serait absurde de nier cette réalité.

    Mais il faut également faire la différence entre :

    « Je dispose de peu de temps. »

    et

    « Je ne veux accorder aucun temps à cet objectif. »

    Ce n’est pas la même chose.

    Une stratégie peut être construite autour d’un emploi du temps chargé.

    Une séance peut être organisée différemment.

    Les repas peuvent être anticipés.

    Certaines tâches peuvent être regroupées.

    Les horaires peuvent être adaptés.

    En revanche, aucun coach ne peut créer une 25e heure dans une journée.

    Si vous souhaitez obtenir un résultat qui nécessite un minimum d’investissement, cet investissement devra trouver une place quelque part.

    Et si vous ne souhaitez pas lui faire cette place, c’est votre droit.

    Mais il faut alors être cohérent avec ce que vous demandez.

    « Oui, mais moi, j’ai des enfants »

    Avoir des enfants change une organisation.

    Cela peut modifier le sommeil, les horaires, les possibilités d’entraînement, les repas et les priorités.

    C’est donc une donnée importante à prendre en compte.

    Mais depuis quand le simple fait d’avoir des enfants rend-il impossible le fait de prendre soin de son physique ?

    J’accompagne des femmes qui ont des enfants et dont les objectifs vont jusqu’à la compétition.

    Cela ne signifie évidemment pas que toutes les femmes disposent des mêmes possibilités ni qu’elles doivent poursuivre ce type d’objectif.

    Cela montre simplement une chose :

    « J’ai des enfants » ne suffit pas, à lui seul, à déterminer ce qui est possible ou impossible.

    Et on retrouve exactement le même mécanisme dans les comparaisons.

    Une femme regarde le physique d’une autre et dit :

    « Oui, mais elle, on verra quand elle aura eu des enfants. »

    Sauf que parfois… cette femme a déjà 2 enfants.

    Ou encore :

    « Moi, depuis que j’ai eu mes enfants, je ne pourrai jamais avoir ce genre de physique. »

    Une grossesse peut évidemment modifier le corps et les conséquences varient considérablement d’une femme à l’autre.

    Mais avant de décider que quelque chose est impossible, encore faut-il savoir ce qui relève réellement des conséquences de la grossesse et ce qui relève des habitudes qui ont changé autour de cette période.

    Les 2 ne doivent pas être confondus.

    « Oui, mais moi, je ne me vois pas aller X fois à la salle »

    Voilà typiquement une objection qui peut être formulée avant même de connaître le programme.

    Mais la fréquence d’entraînement ne se choisit pas au hasard.

    Elle dépend de l’objectif, du niveau, des possibilités de récupération, de l’organisation de l’entraînement et du temps disponible.

    Si une fréquence moins importante permet d’obtenir le résultat recherché, il n’y a aucune raison d’ajouter des séances simplement pour en faire davantage.

    Mais si une personne demande un objectif beaucoup plus ambitieux tout en refusant le niveau d’entraînement nécessaire pour y parvenir, le problème devient différent.

    Il ne s’agit plus de personnaliser intelligemment le programme.

    Il s’agit de vouloir que le résultat reste identique alors que l’on retire une partie de ce qui permettrait de l’obtenir.

    L’entraînement doit s’adapter à la personne, mais il doit également rester cohérent avec ce qu’elle demande.

    « Oui, mais moi, je ne me vois pas manger X fois par jour »

    Même logique pour l’alimentation.

    Le nombre de prises alimentaires n’a pas à être fixé arbitrairement avant même de connaître la personne.

    Il dépend de son objectif, de ses besoins, de son rythme de vie, de ses horaires, de son entraînement et de l’organisation globale de son alimentation.

    Le but n’est donc pas de faire manger quelqu’un le plus souvent possible.

    Le but est d’organiser ses apports de manière cohérente avec ce qu’il cherche à obtenir.

    Et si cette organisation nécessite davantage de structure que ce que la personne faisait auparavant, cela fait parfois simplement partie des changements nécessaires.

    Personnaliser ne signifie pas construire un programme uniquement autour de ce que l’on faisait déjà.

    Sinon, rien ne changerait réellement.

    « Oui, mais moi, je veux continuer à me faire plaisir et avoir une vie sociale »

    Et heureusement.

    Avoir un objectif physique ne signifie pas nécessairement arrêter les restaurants, les repas entre amis, les anniversaires, les vacances ou les moments en famille.

    Mais la marge de flexibilité ne dépend pas uniquement de l’objectif.

    Elle dépend également du point de départ, du résultat recherché et du délai dans lequel vous souhaitez l’obtenir.

    Une personne peut ne pas préparer une compétition et pourtant demander une transformation importante ou vouloir l’obtenir rapidement.

    Quelqu’un peut également avoir relativement peu de poids à perdre, multiplier les repas plaisir et s’étonner ensuite que son évolution soit beaucoup plus lente que prévu.

    À l’inverse, une personne peut avoir 30 kg à perdre et penser que, puisqu’elle part de plus loin, les écarts réguliers auront finalement peu d’importance.

    Mais ce n’est pas parce qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir que tout ce qui est fait à côté devient sans conséquence.

    Le problème n’est pas le repas plaisir en lui-même.

    Le problème apparaît lorsque ce que vous souhaitez conserver dans votre quotidien n’est plus compatible avec la vitesse à laquelle vous exigez d’obtenir votre résultat.

    Vous pouvez parfois conserver davantage de flexibilité en acceptant simplement que l’objectif demande plus de temps.

    Mais vouloir simultanément le maximum de flexibilité et le minimum de temps n’est pas toujours compatible.

    Votre objectif, votre délai et le niveau de contraintes que vous acceptez doivent rester cohérents entre eux.

    « Oui, mais moi, avec mes horaires, ce n’est pas possible »

    Travail de nuit, horaires décalés, journées très longues, roulements, déplacements professionnels…

    En plus de 10 ans d’accompagnement, j’ai rencontré pratiquement tous les cas de figure.

    Et des horaires atypiques n’ont jamais signifié qu’il fallait automatiquement renoncer à un objectif.

    Ils imposent simplement de ne pas construire le programme comme si la personne travaillait du lundi au vendredi avec des horaires classiques.

    Les repas peuvent être déplacés.

    Les séances peuvent être organisées autrement.

    Les jours d’entraînement peuvent varier.

    L’ensemble doit être construit autour de la réalité de la personne.

    Et lorsqu’une personne prend réellement plaisir à ce qu’elle fait et qu’elle est motivée par le résultat qu’elle souhaite atteindre, on cherche généralement comment intégrer les choses plutôt que toutes les raisons pour lesquelles elles seraient impossibles à intégrer.

    C’est précisément là que l’individualisation prend tout son sens.

    « Oui, mais moi, je n’ai pas le budget »

    Le budget peut évidemment constituer une vraie limite.

    Mais là encore, il faut parfois se demander ce que signifie réellement :

    « Je n’ai pas le budget. »

    La plupart des personnes qui lisent cet article le font probablement depuis un téléphone coûtant plusieurs centaines d’euros, parfois plus de 1 000 €.

    Cela ne signifie absolument pas qu’elles disposent forcément du budget nécessaire pour un accompagnement.

    Mais cela montre quelque chose d’important : nous faisons tous des choix dans la manière dont nous répartissons notre argent en fonction de nos besoins et de nos priorités.

    Parfois, « je n’ai pas le budget » signifie réellement :

    « Je ne peux financièrement pas me le permettre. »

    Et parfois, cela signifie plutôt :

    « Je ne souhaite pas investir cette somme dans cet objectif. »

    Ce sont 2 situations différentes.

    Il existe également beaucoup d’idées reçues sur le coût d’une alimentation adaptée à un objectif.

    Manger de manière structurée ne signifie pas nécessairement acheter des produits biologiques, multiplier les compléments alimentaires, consommer des produits « fitness » ou remplir son panier d’aliments coûteux.

    Les choix alimentaires peuvent eux aussi être adaptés à un budget.

    Et concernant l’accompagnement, il ne devrait pas uniquement être considéré comme une dépense.

    Lorsqu’il permet d’éviter des mois ou des années d’erreurs, de mieux comprendre son alimentation et son entraînement, de bénéficier d’une stratégie adaptée et d’obtenir un résultat que l’on ne parvenait pas à atteindre seul, il s’agit aussi d’un investissement sur soi-même.

    Et avant de décider que cet investissement est trop important, encore faut-il connaître son prix, ce qu’il comprend et ce qu’il peut réellement apporter.

    « Oui, mais moi, je sais déjà ce qu’il faut faire »

    Peut-être.

    Et c’est même souvent vrai sur certains principes généraux.

    Aujourd’hui, pratiquement tout le monde sait qu’il est préférable de manger correctement, de bouger, de s’entraîner régulièrement et d’avoir une certaine constance.

    Mais savoir et obtenir sont 2 choses différentes.

    On peut savoir ce qu’est une alimentation équilibrée sans savoir précisément comment l’adapter à son propre objectif.

    On peut connaître énormément d’exercices sans avoir construit un entraînement cohérent avec ses points faibles.

    On peut connaître parfaitement certains principes et pourtant ne pas savoir comment les organiser ensemble pour produire le résultat recherché.

    Et surtout, on peut être persuadé de faire correctement les choses sans identifier ce qui empêche réellement la progression.

    C’est exactement la différence entre manger sainement et manger de manière réellement adaptée à son objectif, que j’explique plus en détail dans mon article :

    « Je mange déjà bien » : est-ce vraiment suffisant pour atteindre votre objectif ?

    Si la connaissance suffisait systématiquement à produire un résultat, toutes les personnes qui savent ce qu’elles « devraient faire » auraient déjà atteint leur objectif.

    « Oui, mais moi, je n’ai pas besoin d’accompagnement »

    « J’ai déjà réussi à perdre X kilos tout seul en quelques semaines. »

    C’est une phrase que j’entends régulièrement comme preuve qu’un accompagnement serait inutile.

    Mais avoir réussi à faire descendre rapidement le chiffre affiché sur une balance ne permet pas, à lui seul, de juger de la qualité du résultat obtenu.

    Perdre du poids et améliorer sa composition corporelle ne sont pas exactement la même chose.

    Lorsque la balance affiche plusieurs kilos de moins, encore faut-il savoir ce qui a réellement été perdu et ce que le physique est devenu au passage.

    L’objectif n’est pas simplement d’obtenir le chiffre le plus bas possible.

    Il est généralement de perdre de la graisse tout en préservant au maximum la masse musculaire, les formes et la qualité visuelle du physique.

    Lorsqu’une perte de poids est menée trop rapidement ou avec une stratégie mal adaptée, le résultat peut être très différent de celui imaginé.

    Le visage peut devenir beaucoup plus marqué, la fatigue augmenter et le poids diminuer considérablement sans pour autant obtenir le physique ferme, proportionné et dessiné que la personne recherchait.

    Et c’est là qu’apparaît souvent une situation paradoxale.

    La personne a effectivement perdu beaucoup de poids, mais lorsqu’elle se regarde dans le miroir, elle n’est toujours pas satisfaite.

    Elle en conclut alors :

    « Il faut encore que je perde quelques kilos. »

    Alors que le problème n’est parfois plus réellement le nombre de kilos à perdre, mais la composition corporelle obtenue.

    Continuer simplement à faire descendre la balance ne corrigera pas ce problème.

    Il existe également une autre question essentielle :

    Que se passe-t-il une fois la perte de poids terminée ?

    Une méthode peut provoquer une baisse rapide du poids sans avoir construit une alimentation, une organisation et des habitudes que la personne sera capable de conserver ensuite.

    Et lorsque tout ce qui a permis cette perte est abandonné pour revenir exactement aux habitudes précédentes, il n’est pas surprenant de voir le poids remonter.

    Parfois jusqu’au point de départ.

    Parfois au-delà.

    Le véritable résultat ne se juge donc pas uniquement au nombre de kilos perdus ni à la vitesse à laquelle ils ont disparu.

    Il se juge aussi sur ce qui a été perdu, le résultat visuel obtenu, la composition corporelle et la capacité à maintenir ce résultat dans le temps.

    Et le manque de recul ne concerne pas uniquement la perte de poids.

    On peut également être extrêmement investi dans son entraînement, progresser sur ses charges, multiplier les séances et être persuadé que son physique évolue dans la bonne direction.

    Pourtant, sans vision globale, il est possible de développer énormément certaines zones et d’en négliger d’autres, jusqu’à créer progressivement des proportions qui s’éloignent du physique que l’on souhaitait initialement obtenir.

    Faire beaucoup n’est pas nécessairement faire ce qu’il faut. Et progresser ne signifie pas nécessairement progresser dans la bonne direction.

    Il existe également un piège supplémentaire :

    Au début, presque tout fonctionne.

    Lorsqu’une personne part de loin, modifier son alimentation, commencer à s’entraîner ou simplement devenir plus active peut provoquer rapidement des résultats.

    Elle peut alors avoir l’impression d’avoir trouvé exactement ce qui fonctionne pour elle.

    Mais obtenir des résultats au départ ne signifie pas que la même stratégie continuera à fonctionner indéfiniment.

    Ce qui fonctionnait au début ne suffit plus lorsque la situation évolue.

    C’est justement ce que j’explique plus en détail dans mon article :

    Vous avez perdu du poids facilement au début… pourquoi plus rien ne fonctionne maintenant ?

    Il existe aussi un autre intérêt à être accompagné que l’on oublie souvent : ne plus avoir à réfléchir en permanence à ce qu’il faudrait faire.

    Quel programme suivre ?

    Quels exercices choisir ?

    Quelle alimentation adopter ?

    Faut-il supprimer certains aliments ?

    Ajouter du cardio ?

    Changer de méthode parce que les résultats ralentissent ?

    Écouter le conseil vu sur les réseaux sociaux ou celui qui affirme exactement l’inverse ?

    Lorsqu’on gère tout seul, on peut rapidement passer beaucoup de temps à chercher des informations, essayer différentes méthodes et se demander ce qui est réellement adapté à sa propre situation.

    Et plus on cherche, plus on peut être confronté à des recommandations contradictoires.

    Être accompagné, c’est aussi supprimer une grande partie de cette charge mentale.

    Vous n’avez pas besoin de passer votre temps à chercher quelle méthode essayer ensuite ou à vous poser 1 000 questions sur ce que vous devriez faire.

    La stratégie est construite en fonction de votre situation et de votre objectif, puis elle évolue avec vous.

    Votre rôle devient beaucoup plus simple :

    appliquer, communiquer, être régulier et avancer.

    C’est aussi cela, l’intérêt d’un accompagnement : apporter le recul que l’on n’a pas toujours sur soi-même, prendre en charge la réflexion et l’analyse, puis construire les ajustements nécessaires en fonction de l’évolution réelle.

    « Elle, c’est différent… »

    C’est une autre manière de dire « Oui, mais moi… ».

    On voit quelqu’un obtenir un résultat que l’on aimerait avoir et, plutôt que de s’interroger sur ce que cette personne a mis en place, on cherche immédiatement la différence qui permettrait d’expliquer pourquoi ce serait impossible pour nous.

    « Elle doit avoir plus de temps. »

    « Elle n’a sûrement pas d’enfants. »

    « Elle doit avoir une meilleure génétique. »

    « Elle ne doit pas avoir le même travail. »

    « Pour elle, c’est plus facile. »

    Parfois, certaines de ces affirmations sont vraies.

    Mais bien souvent, on n’en sait absolument rien.

    On voit le résultat.

    On ne voit pas nécessairement les années de travail, les habitudes, les concessions, les échecs, l’organisation ou la régularité qui se trouvent derrière.

    Chercher systématiquement pourquoi l’autre aurait un avantage peut devenir une manière très confortable de ne jamais se demander :

    « Et moi, qu’est-ce que je pourrais réellement changer ? »

    Une contrainte et une excuse, ce n’est pas la même chose

    Avoir des enfants peut être une contrainte.

    Travailler avec des horaires atypiques peut être une contrainte.

    Disposer de peu de temps ou d’un budget limité peut être une contrainte.

    Mais il faut également accepter une réalité : une contrainte réelle peut très facilement devenir une excuse.

    Elle le devient lorsqu’elle sert systématiquement à fermer la discussion :

    « J’ai des enfants, donc impossible. »

    « Je travaille beaucoup, donc impossible. »

    « Je ne peux pas faire exactement comme cette personne, donc impossible. »

    « Je ne veux pas changer ça, ni ça, ni ça… mais je veux quand même le résultat. »

    Une contrainte oblige à chercher comment faire avec.

    Une excuse sert surtout à expliquer pourquoi on ne fera pas.

    Et dans la grande majorité des « Oui, mais moi… », c’est précisément cette différence qu’il faut réussir à identifier.

    Il faut aussi savoir ce que vous voulez

    C’est finalement le cœur du problème.

    Vous voulez perdre de la graisse ?

    Développer vos fessiers ?

    Améliorer certaines proportions ?

    Transformer réellement votre physique ?

    Préparer une compétition ?

    Très bien.

    Mais il manque encore une question :

    Dans quel délai voulez-vous l’obtenir ?

    Parce qu’un même objectif demandé sur des délais différents ne laisse pas la même marge de manœuvre.

    Vouloir obtenir un résultat est une chose.

    Vouloir l’obtenir rapidement en est une autre.

    Et vouloir l’obtenir rapidement tout en refusant pratiquement chaque modification de ses habitudes en est encore une autre.

    Un objectif n’est pas seulement une photo, un chiffre sur la balance ou un physique que l’on aimerait avoir.

    Il y a derrière des actions répétées suffisamment longtemps.

    Et plus l’objectif est ambitieux ou le délai exigeant, plus ces actions peuvent demander de régularité, d’organisation et de concessions.

    On ne peut pas espérer un résultat physique différent en exigeant comme condition de départ de conserver exactement toutes les habitudes qui participent au résultat actuel.

    Cela ne veut pas dire qu’il faut tout changer.

    Cela veut dire qu’il faut accepter de changer ce qui doit l’être.

    Votre objectif, votre délai et vos contraintes doivent être cohérents

    Vous pouvez avoir énormément de contraintes et obtenir des résultats si l’objectif et le délai restent compatibles avec ce que vous pouvez réellement mettre en place.

    À l’inverse, vous pouvez avoir très peu de contraintes mais demander un résultat particulièrement ambitieux dans un délai très court.

    Il n’existe donc pas un niveau de contraintes identique pour tout le monde.

    Le résultat recherché et le délai dans lequel vous souhaitez l’obtenir déterminent en grande partie ce qui sera nécessaire.

    Si vous souhaitez davantage de flexibilité, c’est parfois parfaitement possible.

    On peut adapter l’organisation.

    On peut modifier certaines modalités.

    On peut prendre davantage de temps.

    Mais si les adaptations finissent par retirer des éléments indispensables au résultat demandé, alors il faut accepter de revoir soit le délai, soit l’objectif.

    On ne peut pas toujours conserver simultanément le même objectif, le délai le plus court, le maximum de flexibilité et le minimum de changements.

    À un moment, ces éléments doivent être mis en cohérence.

    Et puis il y a le pire de tous : « Oui, mais moi, je n’ai pas envie »

    Celui-là a au moins le mérite d’être honnête.

    « Je n’ai pas envie de préparer mes repas. »

    « Je n’ai pas envie de m’entraîner régulièrement. »

    « Je n’ai pas envie de modifier mes week-ends. »

    « Je n’ai pas envie de changer mes habitudes. »

    Très bien.

    Vous en avez parfaitement le droit.

    Personne n’est obligé de perdre du poids, de développer sa musculature, de transformer son physique ou de préparer une compétition.

    Mais il faut alors accepter la conséquence logique de cette décision.

    Vous ne pouvez pas vouloir profondément changer le résultat tout en refusant profondément de changer ce qui le produit.

    Si vous n’avez pas envie de faire ce que votre objectif nécessite, ce n’est pas forcément le programme qu’il faut encore simplifier.

    C’est peut-être simplement l’objectif ou le délai qu’il faut revoir.

    Et si vous ne souhaitez réellement rien changer à vos habitudes actuelles, alors il faut aussi accepter que votre situation puisse rester exactement là où elle en est.

    Alors, « Oui, mais moi… » : excuse ou vraie contrainte ?

    Une vraie contrainte doit être entendue, analysée et intégrée à la stratégie.

    Une idée reçue doit être corrigée.

    Une difficulté peut parfois être contournée.

    Une exigence inutile doit être supprimée.

    Mais une excuse doit aussi pouvoir être reconnue comme telle.

    L’objectif d’un accompagnement individualisé n’est pas de vous imposer le maximum de contraintes.

    C’est de déterminer ce qui est réellement nécessaire pour obtenir le résultat que vous demandez, dans votre situation et en tenant compte du délai dans lequel vous souhaitez l’obtenir.

    Et parfois, cela sera relativement simple à intégrer à votre quotidien.

    Parfois, ce que vous demandez nécessitera davantage d’investissement.

    La vraie question n’est donc pas de savoir combien de contraintes vous pourriez supprimer.

    Elle est de savoir ce que vous voulez réellement, à quelle vitesse vous le voulez et ce que vous êtes prêt à mettre en place pour l’obtenir.

    Parce qu’avant de dire :

    « Oui, mais moi… »

    il faut peut-être commencer par se demander :

    « Est-ce que je cherche réellement une solution… ou une raison de ne pas changer ? »

    À retenir

    Un accompagnement individualisé ne consiste pas à imposer les mêmes contraintes à tout le monde. Il consiste à déterminer ce qui est réellement nécessaire en fonction de la personne, de son objectif, de sa situation et du délai recherché.
    Erreur fréquente

    Décider à l’avance que son emploi du temps, ses enfants, son travail, son budget ou sa vie sociale rendent un objectif impossible avant même d’avoir cherché comment la stratégie pourrait être adaptée.
    La bonne approche

    Définir clairement ce que vous voulez obtenir, le délai souhaité et les contraintes réellement présentes, puis construire une stratégie cohérente entre ces différents paramètres.

    FAQ – Objectifs, contraintes et changement d’habitudes

    Peut-on atteindre un objectif physique avec peu de temps disponible ?

    Oui, à condition que l’objectif, le délai et le temps réellement disponible restent cohérents. L’entraînement, l’alimentation et l’organisation peuvent être adaptés, mais certains objectifs nécessitent malgré tout un minimum d’investissement.

    Peut-on perdre du poids tout en gardant une vie sociale ?

    Oui. Restaurants, repas entre amis ou moments en famille peuvent être intégrés à une stratégie. La marge de flexibilité dépend cependant du résultat recherché, du point de départ et surtout du délai dans lequel on souhaite atteindre son objectif.

    Avoir des enfants empêche-t-il de transformer son physique ?

    Non. Avoir des enfants peut modifier le sommeil, l’organisation et le temps disponible, mais cela ne détermine pas à lui seul ce qui est possible. La stratégie doit simplement être construite autour de la réalité de la personne.

    Est-il possible de progresser avec des horaires de travail atypiques ou de nuit ?

    Oui. Les repas, les jours d’entraînement et les horaires des séances peuvent être organisés différemment. Un programme individualisé doit tenir compte du rythme de vie réel plutôt que d’imposer une organisation identique à tout le monde.

    Pourquoi une méthode qui fonctionnait au début peut-elle ne plus suffire ?

    Parce que la situation évolue. Le poids, la composition corporelle, le niveau d’activité, l’entraînement et les besoins peuvent changer au cours d’une transformation. Une stratégie efficace au départ doit donc parfois évoluer pour continuer à produire le résultat recherché.

    Comment faire la différence entre une contrainte et une excuse ?

    Une contrainte oblige à chercher comment construire la stratégie autour d’elle. Une excuse sert principalement à conclure que l’objectif est impossible sans chercher ce qui pourrait réellement être adapté.

    Tu peux aussi découvrir :
    Pourquoi vous ne perdez plus de poids alors qu’au début tout fonctionnait ? |
    « Je mange déjà bien » : est-ce vraiment suffisant pour atteindre votre objectif ? |
    Réserver un appel 100 % gratuit

    Catégorie : Coaching
    Categories:CONSEILS / Nutrition

    Auteur

    Steph COACH

    Nutrition Sport & Santé Holistique - Des résultats durables en perte de poids - prise de muscle - rééquilibrage alimentaire - Coaching N°1 en France.

    Metabolic Support et Vitamine D3K2 Advanced SR Nutrition
    Nouveautés SR Nutrition

    Mes 2 nouveaux compléments sont disponibles

    Metabolic Support et Vitamine D3K2 Advanced sont maintenant disponibles sur la boutique.

    Expédition rapide sous 24 à 48h