
LES 10 MENSONGES QUE VOTRE CERVEAU VOUS RACONTE POUR VOUS EMPÊCHER D’AVANCER
« Je commencerai lundi », « je n’ai plus de motivation », « mon poids ne bouge plus »… Découvrez pourquoi certaines pensées qui paraissent parfaitement logiques peuvent progressivement saboter vos efforts.

Vous vous êtes sûrement déjà dit :
« Je commencerai lundi. »
« Cette semaine est foutue. »
« Mon poids n’a pas bougé, donc ça ne fonctionne pas. »
« Je n’ai pas le temps. »
Après plusieurs années de coaching, j’ai réalisé une chose : les personnes qui restent bloquées ou abandonnent ne sont pas forcément celles qui manquent de volonté. Elles ne manquent pas non plus nécessairement de connaissances.
Aujourd’hui, trouver un programme d’entraînement, des conseils nutritionnels ou une méthode pour perdre du poids est extrêmement simple. Nous n’avons probablement jamais eu accès à autant d’informations.
Le problème se situe souvent ailleurs.
Il se trouve dans toutes ces petites phrases que nous nous répétons et qui paraissent tellement raisonnables que nous finissons par les considérer comme des vérités.
Nous repoussons. Nous abandonnons. Nous changeons de méthode. Nous recommençons. Puis, quelques mois plus tard, nous nous demandons pourquoi nous sommes encore au même endroit.
Votre cerveau ne cherche évidemment pas volontairement à vous saboter. Mais il privilégie naturellement ce qui est familier, évite l’inconfort lorsque cela est possible et cherche souvent la récompense la plus immédiate.
Le problème apparaît lorsque ces réflexes commencent à prendre les décisions à votre place.
Que votre objectif soit de perdre du poids, de prendre du muscle, d’améliorer votre santé ou simplement de retrouver de meilleures habitudes, vous vous reconnaîtrez probablement dans plusieurs des phrases qui suivent.
Et c’est précisément tout l’intérêt de cet article : apprendre à les reconnaître avant qu’elles ne décident une nouvelle fois à votre place.
1. « Je commencerai lundi. »
C’est probablement l’une des phrases les plus faciles à se raconter.
Pas forcément lundi, d’ailleurs. Cela peut être après les vacances, après les fêtes, au début du mois ou lorsque le travail sera un peu plus calme.
L’idée est toujours la même : attendre un meilleur moment pour commencer.
Et c’est précisément ce qui rend cette phrase si convaincante. Commencer lorsque toutes les conditions sont réunies semble parfaitement logique.
Le problème, c’est que ces conditions idéales arrivent rarement.
La vie ne s’arrête jamais. Il y aura toujours une semaine chargée, une invitation, un déplacement, des enfants à gérer ou un imprévu.
Attendre que tout soit parfaitement aligné revient donc souvent à repousser son objectif de plusieurs semaines, puis plusieurs mois.
Ce que j’observe chez les personnes qui réussissent est différent. Elles ne commencent pas parce que leur vie est devenue parfaite. Elles commencent avec les contraintes qu’elles ont aujourd’hui, puis elles adaptent progressivement leur organisation.
Ce n’est pas le lundi qui change les choses. C’est la décision de commencer.
2. « Cette semaine est foutue. »
Tout peut commencer par un imprévu : un repas différent, un week-end qui ne se déroule pas comme prévu, une séance manquée ou plusieurs jours où le programme n’a pas été respecté.
À ce moment-là, beaucoup basculent dans un raisonnement très simple : puisque la semaine n’est plus parfaite, autant attendre la suivante pour reprendre sérieusement.
Et c’est justement ce raisonnement qui transforme parfois quelques mauvaises décisions en véritable période d’abandon.
Une transformation ne se construit jamais sur une journée. Elle ne se détruit pas davantage sur une seule journée.
Ce qui compte réellement, c’est ce qui se passe ensuite.
Les personnes qui progressent ne vivent pas sans imprévus. Elles savent simplement revenir rapidement au cadre prévu au lieu d’attendre une nouvelle date symbolique pour repartir de zéro.
Une mauvaise journée peut rester une mauvaise journée. Elle n’a aucune obligation de devenir une mauvaise semaine.
3. « Je ne suis plus motivé. »
Cette phrase semble particulièrement convaincante parce qu’elle correspond à un ressenti réel.
Au début d’un projet, la motivation est souvent élevée. Tout est nouveau. L’objectif est clairement présent à l’esprit et l’envie de changer facilite les efforts.
Puis cette excitation diminue.
Et beaucoup interprètent cette baisse de motivation comme le signe qu’ils ne sont plus capables de continuer.
Pourtant, la motivation n’est pas censée rester identique pendant plusieurs mois. Elle fluctue naturellement en fonction de la fatigue, du stress, de l’humeur et de ce qui se passe dans notre vie.
C’est précisément pour cette raison que les habitudes sont tellement importantes.
Les personnes qui obtiennent des résultats durables ne sont pas motivées tous les jours. Elles ont simplement construit une organisation suffisamment solide pour continuer à faire ce qui était prévu lorsque l’envie est moins présente.
La motivation aide à démarrer. Les habitudes permettent de continuer.
4. « Je n’ai pas le temps. »
Le manque de temps est parfois réel. Certaines périodes de vie sont objectivement plus chargées que d’autres.
Mais il existe une différence importante entre ne pas disposer de beaucoup de temps et attendre d’en avoir suffisamment pour prendre soin de soi.
Le travail, les enfants, les rendez-vous, les courses, la maison et les obligations remplissent rapidement une journée. Et lorsque la santé passe systématiquement après tout le reste, il ne reste effectivement plus grand-chose à la fin.
Le problème n’est donc pas toujours de trouver plusieurs heures supplémentaires. Il est parfois de décider quelle place l’objectif doit réellement occuper dans l’emploi du temps.
Une séance peut parfois être raccourcie. Certains repas peuvent être préparés à l’avance. Une marche peut remplacer du temps passé assis lorsque l’organisation devient compliquée.
Il ne s’agit pas de prétendre que tout est toujours possible. Il s’agit d’éviter que « je n’ai pas le temps » devienne automatiquement « je ne peux rien faire ».
Les deux phrases ne veulent pas du tout dire la même chose.
5. « Puisque je ne peux pas faire les choses parfaitement, autant ne rien faire. »
Le perfectionnisme peut donner l’impression d’être particulièrement sérieux.
On veut respecter chaque repas, chaque séance et chaque détail exactement comme prévu.
Mais lorsque la perfection devient la seule version acceptable de la réussite, le moindre imprévu devient un problème.
Vous ne pouvez faire que trente minutes d’entraînement au lieu d’une heure ? La séance semble inutile.
Un repas prévu doit être modifié ? La journée semble compromise.
Pourtant, progresser ne signifie pas diminuer son niveau d’exigence. Cela signifie être capable de distinguer ce qui doit réellement être respecté de ce qui peut être adapté lorsqu’un imprévu survient.
Une personne rigoureuse cherche à appliquer correctement son plan. Une personne prisonnière de la perfection considère que tout ce qui s’écarte légèrement du plan ne sert plus à rien.
Cette nuance change énormément de choses sur plusieurs mois.
6. « Mon poids n’a pas bougé, donc ça ne fonctionne pas. »
S’il y a bien une conclusion qu’il faut éviter de tirer trop rapidement, c’est celle-ci.
Le poids est un indicateur.
Il n’est pas un verdict.
Il peut varier sous l’influence de l’hydratation, du glycogène, du sel, du transit, du cycle menstruel chez la femme, du stress, de l’inflammation musculaire liée à l’entraînement ou simplement de variations normales d’un jour à l’autre.
Pourtant, beaucoup voient le même chiffre pendant quelques jours et concluent immédiatement que leurs efforts ne fonctionnent plus.
Une évolution se juge sur une tendance et sur l’ensemble du bilan : poids, mensurations, photos, performances, récupération et contexte général.
Tirer une conclusion sur une seule pesée revient à prendre une photographie et à croire qu’elle raconte à elle seule tout le film.
Une donnée isolée informe. Une tendance permet réellement d’analyser.
7. « Les autres y arrivent mieux que moi. »
Les réseaux sociaux rendent cette comparaison particulièrement facile.
On voit un physique impressionnant, une transformation spectaculaire ou un avant/après en quelques secondes.
On voit beaucoup moins les années de travail, les périodes de stagnation, les difficultés et tout ce qui s’est passé entre les deux images.
Surtout, deux personnes ne partent jamais réellement du même endroit.
Leur génétique, leur historique sportif, leur âge, leur quotidien, leur niveau musculaire, leur santé, leurs contraintes et même leurs objectifs peuvent être complètement différents.
Comparer la vitesse de deux transformations sans tenir compte de ces éléments n’apporte donc pratiquement aucune information utile.
La seule comparaison qui mérite réellement votre attention est celle avec votre propre point de départ.
Votre objectif n’est pas d’obtenir le parcours de quelqu’un d’autre.
Il est de faire progresser le vôtre.
8. « Je dois trouver la méthode parfaite. »
Nous n’avons probablement jamais eu accès à autant d’informations sur la nutrition et l’entraînement.
C’est une excellente chose.
Mais cela crée aussi un nouveau problème : certaines personnes passent davantage de temps à comparer les méthodes qu’à en appliquer réellement une.
Un programme semble intéressant.
Puis une vidéo présente une autre méthode.
Quelques jours plus tard, un nouvel expert explique qu’il faudrait encore procéder différemment.
À force de vouloir continuellement optimiser, on finit parfois par ne jamais laisser suffisamment de temps à une stratégie cohérente pour produire ses effets.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut suivre aveuglément une mauvaise méthode.
Mais lorsque la stratégie est pertinente, l’exécution et la régularité deviennent bien plus importantes que la recherche permanente d’une hypothétique méthode parfaite.
9. « Mon corps est contre moi. »
Lorsque les résultats deviennent moins visibles, il est tentant de penser que le corps refuse simplement de coopérer.
« Mon métabolisme est cassé. »
« Mon corps ne veut plus perdre. »
« Sur moi, rien ne fonctionne. »
Certaines maladies, certains traitements et certaines situations hormonales peuvent effectivement compliquer une progression et nécessiter une prise en charge adaptée.
Mais votre organisme ne cherche pas volontairement à vous empêcher d’obtenir des résultats.
Il s’adapte en permanence à ce que vous lui imposez.
Une rétention d’eau, une stabilisation temporaire du poids ou une modification après une variation des glucides, du sel ou du volume d’entraînement peuvent parfaitement masquer temporairement une évolution.
Interpréter immédiatement ces réactions comme un échec peut conduire à modifier inutilement une stratégie qui fonctionnait pourtant très bien.
Avant de conclure que votre corps est contre vous, il faut donc analyser ce qu’il est réellement en train de vous montrer.
10. « Quand j’aurai atteint mon objectif, je serai enfin heureux. »
C’est probablement la croyance la plus profonde de cet article.
« Quand j’aurai perdu dix kilos… »
« Quand j’aurai enfin des abdominaux… »
« Quand je rentrerai dans cette taille… »
Alors seulement, je pourrai être satisfait.
Le problème, c’est qu’une fois un objectif atteint, un autre peut rapidement apparaître.
Puis un autre encore.
Un objectif physique peut apporter énormément de satisfaction. Il peut améliorer la confiance en soi, la santé et la qualité de vie. Mais il ne devrait pas devenir la condition obligatoire pour s’autoriser à être fier de soi.
Une transformation réussie se mesure aussi dans tout ce qui se construit avant le résultat final : retrouver de l’énergie, mieux dormir, devenir plus régulier, améliorer ses performances ou simplement réussir à tenir des engagements que l’on avait pris envers soi-même.
Le physique est une partie du résultat.
La personne que vous devenez en chemin en est une autre.
Conclusion
Si vous vous êtes reconnu dans plusieurs de ces phrases, vous venez probablement de mettre le doigt sur quelque chose d’important.
Ces pensées ne signifient pas que vous manquez de volonté ou que vous êtes incapable d’atteindre vos objectifs.
Elles montrent simplement à quel point notre manière d’interpréter une situation peut influencer les décisions qui suivent.
Le problème n’est pas d’avoir parfois envie de repousser, de douter, de comparer ou de remettre en question ce que l’on fait.
Le problème apparaît lorsque chacune de ces pensées devient automatiquement une vérité.
La prochaine fois que vous vous surprendrez à penser :
« Je commencerai lundi. »
« Cette semaine est foutue. »
« Ça ne fonctionne pas. »
Prenez simplement quelques secondes avant d’agir.
« Est-ce réellement un fait… ou simplement l’histoire que je suis en train de me raconter ? »
Parce que très souvent, ce ne sont pas vos capacités qui vous empêchent d’avancer.
Ce sont certaines croyances auxquelles vous avez fini par accorder beaucoup trop de pouvoir.
Nos pensées ne sont pas toujours des faits. Certaines paraissent parfaitement logiques alors qu’elles nous poussent surtout à repousser, abandonner ou remettre constamment en question nos efforts.
Attendre d’être parfaitement motivé, d’avoir davantage de temps ou de voir immédiatement des résultats avant de continuer à avancer.
Apprendre à distinguer ce qui est réellement un problème de ce qui n’est qu’une interprétation, puis continuer à prendre des décisions cohérentes avec son objectif.
FAQ – Motivation, habitudes et objectifs
Pourquoi je repousse toujours au lundi pour commencer ?
Parce qu’une nouvelle date donne l’impression de repartir dans de meilleures conditions. Pourtant, attendre le moment idéal entretient souvent la procrastination. Commencer avec les contraintes actuelles est généralement plus efficace que d’attendre une semaine parfaite.
Comment continuer quand je n’ai plus de motivation ?
La motivation fluctue naturellement. Pour progresser durablement, il est préférable de construire des habitudes et une organisation qui permettent de continuer à agir même lorsque l’envie du moment est moins forte.
Pourquoi mon poids ne baisse-t-il pas toutes les semaines ?
Le poids varie sous l’influence de nombreux facteurs comme l’eau, le glycogène, le transit, le sel, le stress, l’entraînement ou le cycle menstruel. Une évolution doit donc être analysée sur plusieurs semaines et avec d’autres indicateurs.
Faut-il être parfait pour obtenir des résultats ?
Non. Il faut surtout être suffisamment rigoureux et régulier. Un imprévu peut nécessiter une adaptation sans remettre en cause l’ensemble de la stratégie ni les efforts réalisés jusque-là.
Pourquoi je change constamment de méthode sans obtenir de résultat ?
Changer trop rapidement de stratégie empêche parfois une méthode cohérente d’être appliquée suffisamment longtemps. Lorsqu’une approche est adaptée, la régularité et l’exécution deviennent souvent plus importantes que la recherche permanente d’une nouvelle méthode.
Tu peux aussi découvrir :
Pourquoi revenez-vous toujours au même point malgré tous vos efforts ? |
Pourquoi certaines personnes vivent leur alimentation avec sérénité alors que d’autres la subissent ? |
Baisse de libido : et si le problème n’était pas uniquement votre testostérone ? |
Réserver un appel 100 % gratuit