
POURQUOI L’IMAGE QUE TU AS DE TOI EST PARFOIS FAUSSE
En coaching, la perception que l’on a de ses efforts est parfois très différente de la réalité.
En coaching, je vois très souvent le même phénomène : certaines personnes ont l’impression d’avoir parfaitement appliqué ce qui était demandé.
Elles pensent avoir été strictes, disciplinées et sérieuses.
Pourtant, quand on analyse la semaine dans le détail, plusieurs éléments importants ont en réalité été modifiés, supprimés ou oubliés.
Le problème n’est donc pas toujours le manque d’efforts.
Le problème est souvent la manière dont la semaine est perçue et interprétée.
À l’inverse, j’observe aussi régulièrement le cas opposé : certaines personnes ont objectivement fait une semaine correcte, parfois même sérieuse, mais se parlent comme si elles avaient totalement échoué.
Dans les deux situations, la difficulté n’est pas seulement la discipline.
La difficulté est la lecture que l’on fait de soi-même.

Quand la perception ne correspond pas aux faits
Dans un accompagnement structuré, la première semaine ou une semaine de référence sert souvent à analyser la réaction du corps.
L’objectif est simple : appliquer le plan tel qu’il a été posé pour pouvoir ensuite lire correctement ce qui se passe.
Mais dans les faits, certaines personnes modifient plusieurs paramètres tout en gardant l’impression que le plan a été “globalement respecté”.
Par exemple :
- un repas pris beaucoup plus tard que prévu
- un repas libre ajouté sur le week-end
- une hydratation inférieure à celle demandée
- quelques séances de cardio non réalisées
- un nombre de pas en dessous de l’objectif fixé
- certains éléments supprimés dans la diète
- des quantités modifiées
- un repas sauté
Mais dans un protocole structuré, ce sont précisément ces détails qui modifient la lecture de la semaine.
Je le répète constamment : le diable se cache dans les détails.
Ces ajustements apparemment insignifiants, mis bout à bout, rendent l’analyse beaucoup plus difficile et peuvent donner l’impression que le protocole ne fonctionne pas.
La conclusion qui finit parfois par apparaître est simple : penser que le problème vient du coach, de la diète ou de la stratégie mise en place.
La remise en question devient alors difficile.
Puisque la semaine est perçue comme “correctement appliquée”, l’explication recherchée se trouve souvent ailleurs : la diète ne serait pas adaptée, la stratégie ne fonctionnerait pas ou le coach se serait trompé.
Pourtant, quand on reprend la semaine point par point, on retrouve presque toujours plusieurs paramètres qui ont été modifiés : un repas décalé, des quantités ajustées, des éléments supprimés, un peu moins d’eau, moins de pas, un cardio sauté.
Pris séparément, ces détails semblent insignifiants.
Mais ensemble, ils changent complètement la lecture de la semaine.
Alors qu’en réalité, la difficulté vient simplement du fait que plusieurs paramètres ont été modifiés en cours de semaine.
Le corps ne fonctionne pas sur l’intention
Beaucoup de personnes raisonnent avec leur intention.
Elles se disent : “j’ai essayé de bien faire”, “dans l’ensemble j’ai respecté”.
Mais le corps ne fonctionne pas sur l’intention.
Il fonctionne sur la répétition précise d’un cadre.
Dans un protocole structuré, chaque variable compte :
- les horaires
- les quantités
- la répartition des repas
- l’hydratation
- la continuité sur plusieurs jours
Un repas décalé modifie l’organisation de la journée.
Deux écarts rapprochés cassent une continuité.
Une hydratation insuffisante change certains repères.
Ce ne sont pas des détails.
Ce sont des variables d’analyse.
Le biais inverse : être beaucoup trop dur avec soi
À l’inverse, j’observe aussi très souvent le cas opposé.
Des personnes ont respecté leur semaine de manière correcte, parfois même sérieuse, mais arrivent au bilan avec un discours extrêmement dur envers elles-mêmes.
- “je n’ai pas été assez rigoureuse”
- “je pourrais faire mieux”
- “je ne suis pas assez sérieuse”
- “je suis nulle”
Dans ces situations, la semaine n’est pas forcément mauvaise.
C’est le regard porté sur elle qui est faussé.
Je pose alors souvent une question simple :
si une autre personne avait fait exactement la même semaine que toi, aurais-tu le même jugement ?
La réponse est presque toujours non.
Elles seraient plus justes, plus nuancées et plus objectives avec quelqu’un d’autre.
Mais beaucoup plus dures avec elles-mêmes.
L’image que tu as de toi n’est pas toujours fiable
En coaching, je vois donc régulièrement deux biais opposés :
- se croire plus strict qu’on ne l’est réellement
- se juger beaucoup plus sévèrement que les faits ne le justifient
Dans les deux cas, le problème est le même : la lecture de soi est faussée.
Et cette lecture faussée entraîne souvent :
- de la frustration
- du doute
- un sentiment d’échec
- une impression de stagnation
- une mauvaise image de soi
Alors que le problème est parfois simplement méthodologique ou perceptif.
Se juger sur une impression au lieu d’analyser les faits.
Frustration, doute et mauvaise image de soi.
Précision, objectivité et constance dans l’application du cadre.
FAQ – Image de soi et coaching
Pourquoi ai-je l’impression de ne jamais en faire assez ?
Parce que l’exigence personnelle peut déformer la perception. Beaucoup de personnes appliquent correctement le cadre mais gardent malgré tout un jugement très dur sur elles-mêmes.
Pourquoi une semaine “globalement respectée” ne suffit-elle pas toujours ?
Parce qu’en coaching structuré, l’analyse dépend des variables réellement appliquées. Des décalages de repas, des écarts ou une hydratation insuffisante peuvent rendre la lecture impossible.
Pourquoi ai-je souvent un regard plus dur sur moi que sur les autres ?
Parce que l’implication émotionnelle modifie la perception. Beaucoup de personnes seraient objectives avec quelqu’un d’autre mais beaucoup plus sévères avec elles-mêmes.
Pourquoi un accompagnement aide-t-il à avoir une vision plus juste ?
Parce qu’un regard extérieur permet de distinguer les faits des impressions et d’éviter les conclusions erronées liées à l’émotion, à l’impatience ou à l’autocritique.
Si tu veux aller plus loin, tu peux aussi lire mon article sur
le fait d’avancer dans le flou,
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le fait de changer de programme trop souvent
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