Personne avançant dans le brouillard pour illustrer le fait d’avancer dans le flou dans un accompagnement structuré.
Fév 16, 2026

    J’avance dans le flou : ce que ça signifie vraiment

    Ce flou n’est pas un problème, il fait partie du processus quand le travail est correctement engagé.

    “J’ai l’impression d’avancer dans le flou.”
    “J’ai besoin de savoir où je vais.”
    “Dans quelle phase on est exactement ?”
    “Qu’est-ce que tu cherches à faire avec moi en ce moment ?”

    Ce sont des phrases qui reviennent régulièrement chez certaines personnes accompagnées.
    Et contrairement à ce que beaucoup pensent, ce flou n’est pas un problème.
    Il fait partie intégrante du processus lorsque le travail est correctement engagé.

    Avancer dans le flou - illustration

    Le besoin de savoir n’est pas le vrai problème

    Vouloir comprendre est normal.
    Vouloir être rassuré aussi.

    Le problème commence lorsque cette question revient de façon répétée, parfois chaque semaine, alors que le cadre est posé, que la direction est claire et que le travail est en cours.

    À ce moment-là, il ne s’agit plus réellement de compréhension, mais d’un besoin de validation permanente.
    Et ce besoin de validation entretient l’analyse, l’impatience et le doute, sans faire avancer les choses.

    Un travail sérieux ne se juge pas à une lecture immédiate

    Dans un accompagnement structuré, il y a une analyse continue et précise de ma part.
    Cette analyse repose sur une lecture professionnelle fondée sur des mécanismes métaboliques, des indicateurs internes et une vision globale de l’évolution.

    Cette lecture existe en permanence.
    En revanche, elle ne se traduit pas nécessairement par un visuel évident ou une sensation immédiate pour la personne accompagnée.

    Chercher à obtenir une lecture claire, visible et interprétable chaque semaine à partir d’éléments isolés conduit très souvent à des conclusions erronées.

    Donner des explications techniques brouille plus que ça n’aide

    Donner des explications techniques détaillées n’apporte pas plus de clarté dans ce type d’accompagnement.
    C’est même l’inverse.

    Lorsque l’on entre trop dans le détail, que l’on explique des éléments qui relèvent d’un savoir métier, on ajoute de la complexité à quelqu’un qui n’a ni les repères, ni les connaissances, ni le cadre pour les interpréter correctement.

    Le résultat est toujours le même :

    • davantage de questions
    • davantage d’analyse
    • davantage de stress
    • et davantage de confusion

    Ce n’est pas un problème d’intelligence.
    C’est une question de niveau de lecture.
    C’est précisément pour cela que c’est un métier.

    Ce n’est pas “plusieurs profils” : c’est le même mécanisme

    Même lorsqu’une seule personne exprime ce besoin, il s’agit d’un mécanisme que l’on retrouve très fréquemment dans l’accompagnement.

    Ce n’est ni de la remise en cause,
    ni de la mauvaise intention,
    ni même forcément une insistance consciente.

    C’est un besoin personnel projeté sur l’accompagnement.

    Les phrases reviennent souvent :
    “J’aime bien comprendre.”
    “C’est par curiosité.”
    “Ça m’intéresse.”
    “C’est pour ma culture personnelle.”
    “Moi, je suis comme ça.”

    Mais ce besoin reste un besoin personnel.
    Il ne constitue pas une nécessité pour que le travail avance correctement.

    Et c’est précisément là que la confusion s’installe.

    Aimer comprendre ≠ que ce soit mon rôle de tout expliquer

    Le fait qu’une personne :

    • aime comprendre
    • soit curieuse
    • trouve ça intéressant
    • ait besoin de se projeter

    n’implique absolument pas que je doive :

    • détailler chaque raisonnement
    • expliquer chaque phase en profondeur
    • traduire mon expertise en pédagogie permanente
    • prendre du temps supplémentaire hors cadre

    Sinon, on ne parle plus d’un accompagnement structuré,
    mais d’un cours particulier assorti d’une justification continue du travail.

    Or, mon rôle n’est pas d’enseigner mon métier,
    mais de l’exercer.

    L’expertise repose aussi sur l’expérience et le secret professionnel

    Il y a une réalité souvent oubliée dans ce type de demande :
    une partie de mon travail repose sur l’expérience du terrain.

    Des années de pratique.
    Des erreurs analysées.
    Des ajustements répétés.
    Des situations différentes.
    Des profils variés.

    Ce savoir ne s’est pas construit dans les livres,
    ni dans la théorie seule.

    Il relève d’un savoir-faire professionnel,
    et comme dans tout métier sérieux,
    tout ne se transmet pas,
    tout ne se détaille pas,
    et tout n’a pas vocation à être expliqué.

    C’est ce qu’on appelle aussi le secret professionnel.
    Non pas pour garder l’information,
    mais parce que c’est précisément ce cadre qui garantit l’efficacité du travail.

    “Moi je suis comme ça” n’est pas un argument valable

    Quand quelqu’un dit :
    “Moi, je suis comme ça”

    Cela signifie en réalité :
    “J’aimerais que le cadre s’adapte à mon fonctionnement interne.”

    Or, un cadre sérieux fonctionne à l’inverse :
    il structure,
    il canalise,
    il fait évoluer.

    Sinon, il n’y a plus de cadre.
    Il n’y a qu’une adaptation permanente aux besoins émotionnels du moment.

    Et surtout :
    ce n’est pas parce qu’une personne est “comme ça” qu’elle ne peut pas évoluer.
    ce n’est pas parce qu’elle est “comme ça” que le cadre doit s’adapter.

    Le problème n’est pas la question, c’est la répétition

    Poser une question ponctuelle est normal.

    Mais revenir régulièrement sur :

    • la phase
    • “où on en est”
    • ce que l’on cherche à faire exactement
    • le pourquoi détaillé

    ce n’est plus de la curiosité.

    C’est une difficulté à tolérer un processus sans visibilité immédiate.

    Et plus on explique :

    • plus l’analyse augmente
    • plus l’interprétation prend de la place
    • plus le flou se recrée

    Ce n’est pas un manque de pédagogie.
    C’est un effet pervers bien connu.

    Une lecture professionnelle ne se partage pas comme une lecture personnelle

    Le suivi repose sur une lecture métabolique et des indicateurs internes précis.
    Cette lecture relève de l’expertise.

    Sans le cadre de compréhension adapté, chercher à en faire une lecture personnelle ou vouloir “savoir exactement où on en est” semaine après semaine ne ferait qu’ajouter de la confusion, sans apporter de bénéfice réel.

    Ce n’est pas un manque d’information.
    C’est une question de compétence.

    L’exemple du mécanicien

    Lorsque tu emmènes ta voiture chez un mécanicien pour un problème mécanique ou pour changer une courroie de distribution, tu ne lui demandes pas :

    • par quoi il va commencer
    • dans quel ordre il va intervenir
    • quels outils il va utiliser ni à quel moment
    • ni comment les pièces vont être démontées puis remontées

    Tu déposes ta voiture.
    Tu payes la prestation.
    Et tu la récupères fonctionnelle.

    Tu n’attends pas une description détaillée du processus.
    Tu attends que le travail soit fait correctement.

    L’accompagnement fonctionne exactement de la même manière.

    Le flou et la régularité : une nuance importante

    Cette question peut aussi venir de personnes très appliquées et rigoureuses, qui cherchent simplement à se situer ou à mieux comprendre la direction prise. Cela existe, et il est important de le préciser.

    En revanche, dans la pratique, l’impression de flou apparaît beaucoup plus fréquemment chez les personnes dont l’application du cadre est incomplète ou irrégulière.

    Repos imposé non respecté.
    Hydratation approximative.
    Écarts et plaisirs ajoutés régulièrement.
    Manque de constance sur certains paramètres essentiels.

    Et en parallèle, une attente forte de résultats visibles, rapides et clairement identifiables.

    Plus l’application est approximative, plus la lecture devient floue.
    À l’inverse, plus le cadre est respecté avec rigueur et constance, plus les repères deviennent clairs avec le temps.

    Ce n’est pas un jugement.
    C’est un constat.

    Trop d’informations aggrave le problème

    Dans ce contexte, expliquer davantage, détailler encore plus ou chercher à justifier chaque étape ne ferait qu’alimenter la sur-analyse et renforcer le besoin de contrôle.

    Or, le véritable levier reste toujours le même : la constance.

    Le rôle du client dans ce processus

    Le rôle du client n’est pas d’analyser chaque étape ni d’interpréter des signaux qu’il n’a pas les outils pour lire correctement.

    Son rôle est :

    • d’appliquer le cadre
    • d’être régulier
    • de respecter la diète, le repos, l’hydratation et l’entraînement
    • et de laisser le temps au processus de produire ses effets

    C’est aussi un travail mental.
    Accepter que certaines questions ne soient tout simplement pas pertinentes pour l’objectif poursuivi.

    La clarté vient avec la constance

    Tant que le cadre n’est pas respecté sur la durée, il est normal de ne pas avoir une lecture claire.
    La clarté ne vient pas des questions répétées.
    Elle vient de la régularité.

    De mon côté, je sais exactement où l’on va et pourquoi chaque chose est mise en place.
    Du côté du client, il n’est ni nécessaire ni utile de tout comprendre, chacun ayant son rôle dans le processus.

    Appliquer, rester constant et faire confiance au processus est ce qui permet, avec le temps, d’y voir clair.

    C’est d’ailleurs exactement de cette manière que fonctionnent les meilleurs suivis et les professionnels les plus sérieux, ainsi que les personnes qui obtiennent des résultats durables.

    Erreur fréquente
    Chercher une lecture claire chaque semaine au lieu de laisser le cadre produire ses effets.
    Conséquence
    Sur-analyse, impatience et doute qui entretiennent le flou.
    Clé réelle
    Régularité, application du cadre et confiance dans le processus.

    FAQ – Avancer dans le flou

    Pourquoi j’ai l’impression d’avancer dans le flou alors que je suis suivi ?

    Parce qu’un travail sérieux ne se juge pas à une lecture immédiate. La direction peut être claire côté accompagnement sans être forcément visible ou “interprétable” chaque semaine côté client.

    Est-ce qu’il est utile de demander “dans quelle phase on est” toutes les semaines ?

    Non. Quand la question revient de façon répétée, elle entretient l’analyse, l’impatience et le doute sans faire avancer les choses.

    Qu’est-ce qui rend le processus plus clair avec le temps ?

    La constance. Plus le cadre est respecté avec rigueur et régularité, plus les repères deviennent clairs sur la durée.

    Catégorie : Conseil
    Categories:CONSEILS / Nutrition

    Auteur

    Steph COACH

    Nutrition Sport & Santé Holistique - Des résultats durables en perte de poids - prise de muscle - rééquilibrage alimentaire - Coaching N°1 en France.